L’entreprenariat humaniste

Très proche de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), l’ entreprenariat humaniste repose sur l’implication des entreprises sur leur territoire sous toutes ses formes.

Loin d’être une utopie, des entrepreneurs se sont déjà approprié cette vision de l’ entreprenariat qui bénéficient à la fois à l’intérêt général mais également à l’entreprise elle-même.

Dans le même sens, la RSE est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». Énoncé plus clairement et simplement, c’est « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable »

Face à la nécessaire évolution des modèles économiques actuels, ces concepts apportent des réponses aux besoins collectifs tant de la société civile que des acteurs de l’entreprise.

Entre d’une part, des tensions sociales croissantes génératrices de demandes sociales et solidaires plus prégnantes au sein des entreprises, et d’autre part, des acteurs sociaux, culturels, éducatifs, philanthropiques (…) confrontés à des besoins croissants, des partenariats se dessinent.

Ils ne se contentent pas de répondre à des problématiques, il est source de richesses pour chacune des parties prenantes :

  • Innovation et créativité
  • Motivation des salariés
  • Fierté et sentiment d’appartenance à l’entreprise décuplée
  • avec à la clé une amélioration des conditions de travail, de la compétitivité et de la productivité.

Quelques exemples d’applications concrètes :

  • Le styliste italien Brunello Cucinelli réserve 20% de ses profits pour financer des activités philanthropiques et culturelles. Les recettes sont en hausse et le bénéfice net a augmenté. De quoi lui permettre de continuer à se soucier du bien-être de ses employés payés 20% de plus que ne le prévoit la convention du secteur. Par ailleurs, les salariés bénéficient d’un «bonus culture » (500 € pour les salariés célibataires et 1.000 € pour ceux avec une famille). Toutes les sorties au théâtre, cinéma, musées et les achats de livres sont remboursés sur présentation du ticket de caisse. Une éthique qui se retrouve dans l’organisation du travail avec des horaires de sortie d’atelier qui ne dépassent pas 17h30, une vraie pause déjeuner et l’interdiction de répondre à des courriels ou des appels professionnels hors des heures de bureau. « Il faut s’occuper du corps et de l’âme », répète Brunello Cucinelli à ses 1.400 employés.
  • Des entreprises françaises, précurseurs, l’ont également intégré dans leur culture sous forme de mécénat de compétences (Danone, Orange, SNCF…). Il consiste pour l’entreprise à soutenir des associations d’intérêt général avec leurs salariés. Encouragées financièrement par l’Etat, ces actions de mécénat de compétences peuvent se décliner sous différentes formes.

A chacun d’inventer son modèle…

Pour en savoir plus :

http://www.lesechos.fr/12/04/2016/lesechos.fr/021832768362_ca-se-passe-en-europe—brunello-cucinelli-lance-un-bonus-de-culture-pour-ses-employes.htm#

http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-responsabilite-societale-des,45921.html

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