La liberté en entreprise

Et si la liberté en entreprise était possible ?

Partout fleurissent aujourd’hui des articles sur les nouvelles méthodes de management : qu’il s’agisse de PME comme CIV à Lille (voir l’article de 20 minutes du 26 mai 2016) ou de mastodontes comme Airbus (voir Ouest-France du 4 mai 2016), la presse régionale quotidienne elle-même s’y intéresse ! Et bien souvent on retient de ces articles quelques mots clés : liberté, agilité, confiance, voire absence de hiérarchie, autonomie, croissance, etc.

Une question reste cependant à chaque fois en suspens : quels sont les outils concrets de ces nouveautés managériales ? Comment faire évoluer ses propres méthodes de management au point de questionner la place même des managers ? Et si justement l’originalité de ces entreprises tenait à ce constat ; si ces nouvelles méthodes de management dites « libérées », ne correspondaient pas forcément à une boîte à outil dédiée mais plutôt à une philosophie. Voir les choses ainsi c’est refuser toute logique de système, toute mécanique ; c’est prendre l’entreprise et le management dans ce qu’il est, son histoire, ses difficultés, et ce qu’il aspire à façonner : un être vivant, une communauté humaine. Car le point commun à toutes ces nouveautés, c’est bien celle de revenir au sens premier de l’entreprise : le développement humain ; et au fondement du management : soigner et faire grandir ses collaborateurs – le projet du paysan auprès des êtres vivants qui lui sont confiés.

Une philosophie et une posture qui exigent sagesse et modestie. Alors par quoi commencer me direz-vous ? Eh bien peut-être par ceci : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ».

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