Est-il important d’apprendre à respirer ?

Dans nos sociétés modernes, nous profitons des progrès de la science pour nous soigner mais aussi des progrès techniques, industriels et sociaux qui ont améliorés nos conditions de vie, notre qualité de vie au travail. Nous avons rentabilisé des processus d’industrialisation pour rendre des produits accessibles à un plus large public. Chaque fonctionnement est étudié et réorganisé pour mieux être utilisé pour notre bien-être. Il y a pourtant un processus qui fait bizarrement exception à cette règle. Un processus que nous utilisons tous les jours, nécessaire à notre survie. Ce processus c’est la respiration.

Tout le monde respire mais, comment ? Pour quelle efficacité ? Peut on vivre mieux si on respire mieux ?

On pourrait considérer que la respiration est arrivée à un niveau de performance peu optimisable. En effet, la respiration est un processus qui s’est développé de la respiration cellulaire à la respiration aérobie (avec de l’oxygène) des mammifères. Ainsi, grâce à cette amélioration continue sur des millions d’années, nous dénigrons cette respiration sous prétexte que c’est un mécanisme automatique. C’est pourtant un formidable outil d’amélioration de la qualité de vie.

Respirer permet de prévenir de nombreuses insomnies, d’améliorer la digestion, de diminuer certaines douleurs, de prévenir l’impact du stress, de diminuer le risque d’infection du système pulmonaire… 

Dans ma pratique en cabinet, j’ai souvent observé chez les personnes consultant pour des douleurs de dos, d’épaule, de nuque ou encore pour le stress/anxiété et troubles du sommeil, une respiration utilisée au minimum vitale. En effet, leur principal muscle de la respiration « le diaphragme »  était tout simplement bloqué. Des techniques peuvent aider la personne a retrouver une respiration plus fluide, mais pour une efficacité pérenne, elle doit modifier ses habitudes de vie : au travail, en transport, à la maison.

En effet, en campagne ou en ville, nos postures assises au bureau ou debout se sont modifiées dans nos modes de vie. Notre cage thoracique est soit affaissée comme « tirée » vers le bas donnant une posture avec un dos arrondi, les bras plutôt placés en avant du tronc, paume de main tournées vers l’intérieur et l’arrière. Parfois, au contraire, la cage thoracique reste « gonflée », les poumons sont en inspiration provoquant des « crispations » de tous les muscles du tronc et de la nuque. Ainsi, lorsqu’on demande à des personnes présentant ce type de posture, de souffler « jusqu’au bout » c’est-à-dire en expulsant tout le volume d’air présent dans les poumons, celles-ci peuvent tousser en fin d’expiration ou être dans l’incapacité d’évacuer tout l’air de leur poumon.

  Dans ces deux cas, la respiration utilisée habituellement va permettre seulement d’utiliser un volume respiratoire restreint, pauvre en oxygène car il n’est pas suffisamment renouvelé.

Or le cerveau représente 2% du total du poids du corps mais il consomme 20% de notre énergie. 

Le cerveau dépense 10 fois plus d’énergie que les autres organes : il a donc besoin d’être alimenté, hydraté  et oxygéné régulièrement.

Le baillement serait un moyen pour réoxygéner le cerveau. Nous voyons là l’importance de la respiration.

Les techniques utilisant le souffle sont nombreuses et connues depuis longtemps par les médecines comme la médecine traditionnelle chinoise. Aujourd’hui, la sophrologie, la mindfullness, la pleine conscience, yoga, tai chi chuan et bien d’autres techniques corporelles de gestion des émotions/stress/bien être profitent des bienfaits de la respiration.

Tout simplement, la respiration « par le ventre » est peut être l’un des premiers outils permettant de lâcher prise simplement, de réduire un stress ponctuel, d’améliorer la qualité de son sommeil ou pour d’autre de gérer des émotions et de ralentir leur tendance à l’hyperactivité.

En médecine chinoise, le ventre est une zone primordiale dans le soin à tel point que la technique la plus ancienne nommée l’Ampuku permet de soigner l’individu uniquement par des techniques de pressions sur le ventre.

Les neurosciences nous expliquent aujourd’hui l’importance du ventre où serait situé le « deuxième cerveau » participant à notre capacité immunitaire et responsable à 90% de la sécrétion de sérotonine, hormone impliqué dans le bien-être.

La simplicité et l’évidence de la respiration nuit peut être à son image d’efficacité. Il était donc important de rappeler l’importance de ce pilier dans notre qualité de vie.

Citation «  Respirez, souriez, vous vivez. J’inspire, je calme mon corps. J’expire, je souris.

M’installant dans le moment présent, je sais que c’est un moment merveilleux. » Thich Nhath Hanh

Quelques conseils pour améliorer votre respiration :

[Conseil du vendredi]Aujourd'hui un petit zoom sur notre souffle ! Permettez- vous d’utiliser cet outil toujours à…

Publiée par Néholys – Êtres positifs au travail sur Jeudi 1 décembre 2016

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