Le travail de nuit : comment gérer son sommeil ?

Businesswoman in her office at night working late.

Un colloque a été organisé le 23 mai 2013 par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV). L’ objectif était de donner des recommandations pour la pratique du travail posté et de nuit.

19% des salariés français sont concernés par le travail de nuit dont 20% des hommes et 8% des femmes.

Il est important d’informer les travailleurs des risques liés au travail posté ou de nuit. De plus, il est recommandé de favoriser l’accès aux soins des collaborateurs. La législation du travail impose une surveillance médicale tous les 6 mois aux personnes affectées de nuit.

Le docteur Arnaud Metlaine de l’Hôtel-Dieu a exposé les conséquences du travail de nuit sur le sommeil :

  • Diminution du temps de sommeil de 1h à 2h sur 24h.
  • Privation chronique de sommeil.
  • Augmentation du risque de somnolence pendant la période d’éveil, avec un risque augmenté d’accidents de la circulation.
  • Les travailleurs posté et/ou de nuit sont plus portés à la dépression et à l’anxiété.

Le docteur Virginie Bayon de l’Hôtel-Dieu a développé les risques chez la femme et les risques cardio-métaboliques :

  • Chez la femme le travail posté et/ou de nuit peut être associé à une augmentation modérée du risque d’avortements spontanés, d’accouchement prématuré et de retard de croissance intra-utérin. Un facteur du risque de cancer du sein.
  • Il augmente le risque de maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle et des perturbations du bilan lipidique.

Il est important de dépister les troubles liés au travail posté et de nuit :

  • Observer les différents indicateurs comme les accidents du travail, de trajets, des troubles métaboliques, sommeil perturbé.
  • Utiliser des outils comme le questionnaire de prévention des accidents, de Horne et Ostberg pour voir la typologie circadienne (caractère soir ou matin), l’échelle de somnolence d’Epworth, test de Ford pour l’insomnie en réponse au stress, l’agenda du sommeil
  • Utiliser des outils de dépistage avec l’actimétrie, la polysomnographie (enregistrement complet du sommeil), la polygraphie ventilatoire pour détecter les syndromes d’apnées du sommeil, le test de latence d’endormissement, de maintien d’éveil…

Source : http://laqvt.fr/retour-sur-le-colloque-travail-poste-et-de-nuit-quel-suivi-medical

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