L’épuisement professionnel : qui, quoi … ?

Vous avez déjà entendu ces mots : burn-out ou épuisement professionnel.

S’ils sont aujourd’hui couramment employés, nous constatons dans nos interventions que ses symptômes sont encore assez méconnus et les idées reçues parfois tenaces : «ça concerne les personnes fragiles, celles qui supportent pas le stress … c’est une mode, ça passera… c’est un bon motif d’arrêt pour les fainéants … ».

Alors prenons un peu de temps pour parler concret.

QUI ?

Il serait réducteur de vouloir dresser un portrait-robot d’une personne sujette à un épuisement professionnel.

Pour autant, il ressort des caractéristiques commues : ce sont généralement les personnes les plus investies dans leur travail, avec une valeur-travail forte. L’importance accordée à l’activité professionnelle est généralement excessive et déborde sur la vie personnelle. Elles ne conçoivent pas de ne pas faire les choses à 100% (voire plus). Perfectionnistes, jamais malades, toujours là pour donner un coup de main lorsque c’est le rush, quitte à ajouter à leur propre emploi du temps une surcharge de travail.

Ils représentent souvent des piliers de l’entreprise … d’où l’importance d’en prendre soin.

QUOI ?

On ne s’improvise pas à diagnostiquer un épuisement professionnel. Des praticiens sont spécialisés sur le sujet et pourront poser un diagnostic précis en fonction de divers paramètres.

Voici cependant une ébauche de symptômes pouvant mener à l’épuisement professionnel, susceptibles de vous guider.

Il est constaté un changement par rapport à d’habitude sur différents plans :

Sur le plan physique : des douleurs peuvent apparaitre, voire des blessures, des troubles du sommeil, digestifs, des maux de tête, … Une fatigue se fait ressentir, plus intense, qui ne passe pas malgré quelques nuits de sommeil en temps normal réparatrices. Vos habitudes alimentaires changent : vous n’avez plus d’appétit, ou à l’inverse vous dévorez tout ce qui vous tombe sous la main, vous ne mangez pas comme d’habitude (sans plaisir, moins équilibré…).

Sur le plan intellectuel : vous avez la sensation de moins bien « percuter », des difficultés à vous concentrer, à prendre des initiatives ou des décisions, vous faites des erreurs ou des oublis qui ne vous ressemblent pas…

Sur le plan émotionnel : vous êtes plus sensible ou nerveux qu’habituellement, parfois cynique, facilement en colère, angoissé, irritable ou à l’inverse euphorique (sans raison particulière). Certains peuvent passer du rire aux larmes en quelques secondes, passer des journées à pleurer ou ne pas réussir à retenir ses larmes dans des situations ne le « justifiant » pas à priori (en pleine réunion, lors d’un moment festif en famille, lors d’un concert, au volant de sa voiture…). La sensation d’être submergé et de ne pas se contrôler peut être ressentie, de même que l’incapacité à faire face aux tensions, au moindre changement. Une personne habituellement positive et investie, se désengage de certains projets ou débats, ou devient négative ; l’inverse pouvant également être constaté.

Sur le plan comportemental : outre les changements décrits ci-dessus, on peut constater également un évitement, un isolement social (repli sur soi, refus de contact avec ses collègues, difficultés à coopérer), une consommation accrue de produits calmants ou excitants (café, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques…)…

Des stratégies de surenchère sont souvent mises en œuvre passer de plus en plus de temps au travail, l’hyperactivité, pour des résultats « faibles » par rapport à l’investissement consacré… et bien sûr le déni.

Après la phase de résistance pour « tenir bon », la phase ultime de l’épuisement professionnel est « l’effondrement ».

Alors avant d’en arriver là, pensez à vous, à vous écouter (ces symptômes sont autant de signaux d’alerte), à vos besoins fondamentaux, à vous ressourcer, à vous accorder des moments de plaisir.

Prenez soin de vous…

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